Bonjour! Je suis Raphaël Gani, le nouvel agent de communication du Réseau de savoir sur l’équité pour la région Est de l’Ontario. Ce billet se veut une brève présentation de mon parcours, puis de mes objectifs au RSEKN. 

Sur la fin de mon parcours doctoral, j’explore la vaste question suivante : pourquoi certains groupes sont-ils nommés et donc reconnus au sein des programmes scolaires, alors que d’autres groupes ne sont pas nommés? Cette question m’est venue en m’apercevant, à ma grande surprise, que les francophones ainsi que les Autochtones étaient les seuls groupes nommés et reconnus au sein de l’introduction du programme d’études sociales en Alberta. De mon point de vue de Franco-Québécois, c’est surprenant puisque depuis l’école secondaire, j’entends un discours négatif sur l’Alberta. J’ai appris que nos voisins de l’Ouest étaient fondamentalement hostiles aux intérêts des Québécois, et par association, aux francophones. Or, comment expliquer cette reconnaissance accordée aux francophones au sein du programme d’études sociales en Alberta? Cette question est importante à poser puisque plusieurs personnes en Alberta s’opposent au fait que les francophones et les autochtones soient les seuls groupes reconnus au sein de l’introduction du programme d’études sociales. Avec David Scott de l’Université de Calgary, j’ai écrit deux articles au sujet de ces « résistances structurelles ». Je vous invite à les lire:

Vous pouvez aussi consulter cet article publié par Radio-Canada au sujet d’un Symposium que j’ai co-organisé en Alberta avec David. 

Au RSEKN, je souhaite poursuivre ma réflexion autour de la notion d’équité, que je conçois comme étant l’aménagement le plus juste (ou le moins pire) possible entre les groupes occupant un même territoire, qu’il soit local, national ou international. Or, le problème est le suivant, pour moi : comme tout programme ou activité visant la promotion de l’équité « can only do so much », tous les groupes ne peuvent être nommés et reconnus en même temps. Des choix difficiles s’imposent, entre les groupes qui seront reconnus, et ceux qui ne le seront pas ou moins. C’est précisément ce genre de choix auxquels sont confrontés les gens qui souhaitent un monde plus équitable. Par ma participation au RSEKN, je souhaite en apprendre davantage sur les pistes d’action possible pour faire face à ce défi de l’équité, ainsi qu’accompagner les partenaires du réseau dans la réalisation de leurs activés produites en partenariat avec nous.

Au plaisir,
Raphaël 

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