« L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. »  (Mandela, 2003) 

Cette citation souvent utilisée porte à réflexion. De quel genre d’éducation est-il question? Vers quel genre de monde veut-on changer le monde présent? Aussi, l’éducation sert-elle à changer le monde ou à le préserver tel qu’il est? Ce sont ces questions qui stimulent la recherche que je j’ai décidé d’entamer dans le cadre d’un doctorat en éducation et que je tenterai d’explorer par le biais d’une étude de l’Éducation relative à l’environnement (ERE). En tant que genre d’éducation, j’examinerai les pratiques en ERE chez des enseignants au secondaire. Dans l’analyse de ces pratiques, je voudrais découvrir de quels rapports aux savoirs dérivent ces pratiques. Ces pratiques sont-elles partie d’une praxis consciente des enseignants, d’une pédagogie réflexive, d’une éducation transformatoire pour engager les élèves dans le processus de changement social ? Quels fondements théoriques influencent leurs pratiques en ERE? En arrivent-ils à des praxis critiques en ERE?

À la suite de l’alarme sonnée par Rachel Carson dans Silent Spring em 1962 et dans une conjoncture où les problèmes environnementaux tels que les changements climatiques perdurent, il semble impératif d’examiner le rôle de l’éducation formelle dans l’effort pour conscientiser et tenter de résoudre certains de ces problèmes. L’importance d’analyser les praxis des enseignants, c’est-à-dire le va-et-vient entre la pratique et la théorie dans ce contexte, peut servir de fenêtre pour observer cet effort.

Bonjour, mon nom est André Clermont. Je suis un ancien enseignant du secondaire de la région d’Ottawa, maintenant à la retraite après 31 ans de carrière. J’ai décidé de poursuivre des études au doctorat en éducation à l’UQAM à Montréal car j’y ai trouvé une magnifique directrice de thèse, Gina Thésée et un co-directeur, Paul R. Carr de l’UQO, qui m’ont inspiré à approfondir mes connaissances en Éducation relative à l’environnement (un domaine qui me passionne depuis plusieurs années) et à le faire d’une façon qui privilégie une approche critique. Je fais ces études pour le plaisir d’apprendre et pour rencontrer des gens passionnés par l’éducation.

Dans le cadre du doctorat, je dois faire deux stages de recherche. Pour mon deuxième stage, j’ai demandé aux gens à la direction du Réseau de Savoir sur l’Équité à l’Université d’Ottawa si elle pouvait m’accueillir. Je suis très heureux qu’ils ont accepté ma demande et que je travaillerai avec eux prochainement. J’ai organisé plusieurs voyages d’entraide et de solidarité avec jeunes de la région pour éduquer ces jeunes sur les injustices sociales et sur les cultures différentes. Je suis président de l’organisme Jeun’Espoir inc. qui , depuis 1999, a organisé des voyages en Jamaïque, au Bénin, en Équateur, à El Salvador, au Laos et Cambodge et au Mexique. Ces voyages m’ont également permis de jeter un nouveau regard sur les inégalités sociales et dans le système scolaire de mon propre pays. J’espère que ce stage avec RSEKN me permettra de contribuer de quelque façon à réduire ces inégalités.

S.v.p. visiter le site jeunespoir.org

Écrit par André Clermont.

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