On a dit que, sans éducation, on ne va nulle part dans ce monde. Par ailleurs, si vous ne vous impliquez pas dans le monde, vous ratez une forme d’éducation. Je ne veux pas dire que la seule façon d’être éduqué est de faire le tour du monde, bien qu’il y ait beaucoup à apprendre d’une telle expérience. Ce que je veux dire, c’est que les façons d’apprendre et de connaître influencent le monde qui nous entoure et sont influencées par celui-ci. Pour une personne, le monde pourra être son quartier, alors que pour une autre ce sera la planète. Ces mondes peuvent croître ou rétrécir. Nos milieux changent. Les gens bougent et changent, et les interactions créeront un nouveau savoir. Avec toutes les joies et les douleurs qu’il apporte, et peu importe comment il est vu, le monde est toujours en mouvement, ce qui signifie que l’apprentissage et le savoir sont aussi toujours en mouvement. C’est avec cette compréhension du monde et de la connaissance que j’aborde le travail que je fais dans le RSEKN et dans mes propres recherches. Je m’appelle Mark Currie, et je suis l’agent de communication du RSEKN pour l’Est de l’Ontario.

Quand j’ai joint le RSEKN, j’ai instantanément senti une relation forte. Mon rôle façonne et refaçonne mes perceptions sur les questions d’équité en éducation, et j’apporte ce que je peux pour solidifier et élargir le contenu et les partenariats du Réseau de savoir sur l’équité. Je suis actuellement dans la 2e année de mon doctorat en éducation à l’Université d’Ottawa. Je concentre mes recherches sur l’éducation antiraciste, cherchant plus précisément à contribuer au développement d’une conscience historique antiraciste. Ce travail sera basé en Ontario, mais mes recherches et mes expériences antérieures proviennent d’un éventail d’endroits et d’enjeux liés à l’éducation.

Avant de m’installer à Ottawa, j’ai obtenu une maîtrise ès arts en études insulaires à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. Ma recherche portait sur l’éducation postcoloniale en relation avec l’identité culturelle et la migration sur l’île caribéenne de la Dominique. Avant cela, j’ai obtenu ma maîtrise en enseignement de l’Université Griffith en Australie. Pour ce diplôme, j’ai mené mes recherches en Afrique du Sud, me concentrant sur la motivation des étudiants en classe. Dans toutes ces expériences, j’ai puisé dans mon éducation formelle pour voyager et découvrir des modes de savoir différents des miens, ce qui m’a fourni de nouvelles connaissances à observer.

Je m’implique dans le monde par mes voyages et mes interactions avec des gens qui voient et connaissent les choses différemment de moi. Ce que je veux dire, cependant, ce n’est pas que le voyage est la seule façon d’interagir avec d’autres personnes et d’autres lieux. Ce que je suggère plutôt, c’est que chacun doit trouver des moyens de se connecter avec son environnement, que ce soit à une petite ou une grande échelle, afin de comprendre que les façons d’apprendre et de savoir varient, mais que toutes les façons d’apprendre et de savoir façonnent le monde. La connaissance n’existe pas en tant que « bien » ou « mal » universel. Le savoir est créé et recréé dans différents contextes à différents moments, et nous devons avoir le courage d’examiner les changements, de nous changer nous-mêmes et d’embrasser le monde et ses habitants avec tout ce qu’ils ont à offrir.  

Écoutez le « TED Talk Different Ways of Knowing » de Daniel Tammet. C’est une ressource qui m’aide à réfléchir et à développer mon propre positionnement

Par Mark Currie

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